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Marie Hélène Brousse

Rubrique animée par Marie-Hélène Brousse

 

Ecole-souvenirs

 

Le petit manuel révisionniste d’Histoire de LAFRANCE de Marine Le Pen  – Ce que le FN prévoit d’enseigner à nos enfants

Le 10 avril 2017 lors de l’émission Le Grand Jury RTL-LCI le Figaro, puis le 18 et 19 avril 2017 sur TF1 puis BFMTV et RMC et enfin le 19 avril 2017 à BFM TV- RMC, Marine Le Pen a donné trois leçons d’Histoire de France, pardon d’Histoire de LaFrance. LIRE LA SUITE

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L’Intrépidité et le rapport véridique au réel

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Allez vite lire cet entretien avec Jane Birkin publié dans le monde !!!

Et vous comprendrez, en acte, l’analyse que Lacan fait du peuple anglais en 1946, l’opposant à «  la méconnaissance systématique du monde » qui caractérisa la France collabo et qui trouve son lifting dans l’actuelle extrême droite française.

Vous y trouverez, incarné dans la position subjective de Jane Birkin, ce « ressort moral » par lequel Lacan définit le peuple anglais, cette « intrépidité qui repose sur un rapport véridique au réel,  que son idéologie utilitariste fait mal comprendre, que spécialement le terme d’adaptation trahit tout à fait ».

Nous avons à nous en inspirer dans la vie politique française quand l’extrême droite déploie la puissance d’illusions auxquelles elle croit la première, en projetant  sur ceux auxquels elle dénie leur choix décidé de la France  son angoisse du futur, son rejet parano de la complexité  du réel contemporain. Elle a sussuré et maintenant crie bien haut que « Sans les autres, tout ira bien », alors que l’altérité est la garantie de la dialectique dans le lien social et que ce tourbillon, réglé par les lois démocratiques, est à l’origine de toute force créatrice.

Mais, me direz-vous, vous retardez ma chère, Jane Birkin, c’est le passé ; les anglais viennent de voter, avant tout le monde, contre l’immigration lors du Brexit. Ils ont perdu ce qui faisait l’admiration de Lacan. Teresa May est une statue figée, elle se cramponne à la domination  ancestrale des peuples écossais et  gallois, puisque l’Empire a disparu. Je pense que c’est plus compliqué que cela. Mais c’est une autre histoire.  Et d’ailleurs le Brexit est-ce vraiment nouveau ? L’intrépidité est une vertu certes, mais  à condition de s’allier au réel.

http://mobile.lemonde.fr/musiques/article/2017/04/02/jane-birkin-ma-premiere-nuit-avec-gainsbourg-fut-historique_5104530_1654986.html?xtref=http://paid.outbrain.com/network/redir&xtor=SEC-33280888&beta=14

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Patriote intérêt

Patriote, j’ai su que je l’étais, il y a de nombreuses années, par un acte manqué, à Londres, bien avant le Brexit, bien avant Pancras, quand l’eurostar arrivait à Waterloo station. Très pressée, ayant peur de rater mon train pour rentrer chez à Paris, je saute dans un taxi et je lance au chauffeur : « please, let’us got to Victoria station. » Trois minutes plus tard, il me dit gentiment en anglais : « avec votre accent, je pense que c’est à Waterloo que vous devez aller ». J’ai du en convenir et le remercier de son interprétation. Dont acte.

Se faire blason du patriotisme est un trait de toutes les extrêmes droites. Elles lui donnent valeur du signifiant de l’idéal qui les représente pour un autre signifiant. Mais chacun a sa patrie et patrie rime toujours avec conflit.

 Le 24 mars 2017 un grand patriote, Vladimir Poutine recevait Marine Le Pen, venue voir l’exposition Saint Louis et les reliques de la Sainte Chapelle au Palais du Patriarche situé dans le Kremlin. Ainsi dit le communiqué, non sans humour[1]. D’entrée de jeu, V. Poutine tint à affirmer : « En aucune manière, la Russie n’a l’intention d’influencer l’élection présidentielle en France. ». Déni : Il y a deux semaines, il avait déjà reçu Nicolas Sarkozy en visite privée. Auparavant il avait aussi fait part de sa sympathie pour François Fillon après la victoire de ce dernier aux primaires. Mais depuis quelques semaines, les média du Kremlin accordent leurs faveurs à Marine Le Pen. Dans la même veine, il n’a été absent ni dans le Brexit ni, encore moins, dans l’élection de Trump.

Hier Arte diffusait deux documentaires[2] sous le titre Fans de Poutine.  La question posée était : Pourquoi la Russie de Vladimir Poutine tisse-t-elle des liens, de dépendance économique et de convergence idéologique, avec les partis d’extrême droite d’Europe ? Le résultat est impressionnant. Il faut, avant d’aller voter, voir ces deux documentaires !

[1] https://www.google.fr/amp/s/www.letemps.ch/node/1040022/amphtml

[2] http://www.leblogtvnews.com/2017/03/l-europe-poutine-et-les-populistes-soiree-speciale-ce-mardi-sur-arte.html