Dire non, par Sissy Rapti-Escurier (Grèce)

Suite aux résultats du premier tour de ces élections présidentielles, mon amie journaliste Dimitra Athanasopoulou m’a demandé de contribuer à son reportage pour le quotidien grec « La liberté de la presse ».

J’ai parlé de la question éthique qui se pose, de la prise de position des psychanalystes contre MLP, du réseau crée par Jacques-Alain Miller et des voix plurielles lors du Forum 18. Enfin, ce sont les points retenus sous le titre « Psychanalystes, Front contre Le Pen ».

Le fait que les psychanalystes en France se mobilisent aussi fortement a été perçu comme un élément qui va à l’encontre de la banalisation du FN et de sa montée. Le scénario cauchemardesque de MLP au pouvoir et les conséquences au niveau européen atteindraient aussi la Grèce et c’est un point d’intérêt principal pour les medias. Malgré la distance du FN avec le parti néonazi grec « Aube Dorée » clamée par MLP, seules changent la forme et la communication. L’histoire de ces deux partis montre que le fond reste commun : la haine, le racisme, le négationnisme et l’antisémitisme.

Le jour où ce parti a fait son entrée au parlement grec, le 17 juin 2012, j’étais à Tel Aviv pour « Lire un symptôme » de la NLS. J’ai appris ce résultat de vote après ma sortie du Yad Vashem. L’effet subjectif de cette contingence ne m’a pas quitté. Une élection démocratique peut, hélas, amener à l’horreur. La nécessité et l’urgence de parler, d’agir, contre le FN font que chacun doit s’impliquer de suite là où il se trouve. Ce « lieu » est pour moi, la psychanalyse.

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