LE JOURNAL EXTIME DE JAM – Troisième livraison

LE JOURNAL EXTIME 

TROISIÈME LIVRAISON

 

 

JEUDI 30 MARS

Harnais quitté à 01:30, au retour de Choisy et après arrêt à la Closerie pour petit souper. Repris à 07:30. Je commence par les messages arrivés après la diffusion d’Extime 2.

TRES INQUIETANT

Je viens de lire votre production de ce jour : belle rencontre. Elle vous a fait un sacré effet… Plus sérieusement : très inquiétant ce qu’elle relate sur les élèves qu’elle nomme djihadistes… — Djamila, 20:51, par texto.

AIMER SON PROCHAIN 

Cher Jacques-Alain, permettez-moi de jouer à la grenouille de La Fontaine… Je n’ai pas peur. Lauren : belle photo, belle femme je suppose, intelligente, maline, courageuse, sûre d’elle et de ses idées. Je me méfie des chrétiens qui s’aventurent trop côté générosité, pitié, compassion, sauver l’autre, tout ça proclamé. Bien sûr, c’est la suite logique de « l’Amour de Dieu », « Aimer son prochain », etc. Les humanistes peuvent faire la même chose, heureusement. D’ailleurs, c’est intéressant de voir le virage qu’elle prend quand elle se cogne à la violence de ses élèves. Le fait de les laisser tomber montre bien la fragilité de sa générosité version 1.

La voilà qui se ferait pardonner du seul fait de s’engouffrer dans la générosité de Hamon ! Non, ne nous trompons pas, elle a voté Valls par 2 fois, et nous fait croire qu’elle est une femme fidèle, au PS et au mari connard. C’est sans doute ça qui la retient, qui lui permet de s’y retrouver.

Bonsoir, Jacques Alain, et pardonnez-moi si je dis du mal de mon prochain : un brin de jalousie. — Marie-Odile Wartel, 22:58.

TRISTE RADICALISATION

Cher Jacques-Alain, cette conversation témoigne d’une triste radicalisation dans les lycées de banlieue, que j’avais senti poindre quand j’y enseignais moi-même, et dont je ne suis malheureusement guère étonné. Quant à votre partie de pêche chez les socialistes canal historique, elle n’est à l’évidence pas encore gagnée, mais bien lancée. Bien à vous, Martin, 00:12.

PS : avez-vous lu la fascination pour la « neuro-pédagogie » dans le camp Macron (dans Le Point) ?

LA PALABRA EMANCIPACION

Querido Jacques Alain : He tenido la oportunidad de leer un texto suyo donde me incluye en una lista de pensadores de la « emancipacion » en la que no me reconozco. A excepción de Ernesto Laclau y Chantal Mouffe , que fueron amigos mios (Ernesto ya falleció) con los demas he polemizado con decisión en todos mis textos e incluso en persona, cuando la ocasión lo permitió. La palabra Emancipacion no me parece un rasgo que sea suficiente para agruparnos a todos y a su vez , algunos de ellos , por lo menos en un sentido obvio , no se apoyan en Lacan . De todos modos, a pesar de ser nombrados como « puro semblante », no se me escapa el trato afectuoso (alumno y amigo) con el que usted reparó en mi. Lo saludo con el afecto de siempre. Jorge Alemán, 01:28.

JEAN SIMMONS

Très cher JAM, je vous signale que du temps de ma jeunesse on disait que je ressemblais à Jean SIMMONS. Après le décès de mon mari, un de mes prétendants m’a dit que je lui faisais penser à Cécile DUFLOT, pour son caractère déterminé. Et j’ai répondu, que pour son physique elle n’était pas mal non plus.

Pour ma part, je trouve idiot que les femmes politiques s’offusquent des hommages adressés à leur apparence (sur le ton de la plaisanterie évidemment) qu’elles peuvent recevoir de leurs collègues masculins. C’est un avantage plutôt que le contraire, quand on assiste aux insultes que les hommes s’adressent entre eux. Après avoir traîné dans la boue leurs concurrents, ils pensent s’en retrouver plus convenables, par contraste.

Christine ANGOT a choisi de jouer les vierges effarouchées face à FILLON, en prenant le parti des électeurs qui seraient insultés par sa prétention malhonnête et indigne. Face à cela, FILLON très habilement lui a opposé toute la séduction d’un homme bien élevé qui peut tout accepter quand cela vient d’une femme. FINKIELKRAUT a trouvé qu’elle s’était comportée comme une harpie qui ne faisait pas honneur à sa qualité d’écrivain. Il n’avait pas tort, dans le sens où il apparaissait qu’elle s’identifiait à MLP face à son concurrent du second tour.

Un petit poème de Monny de Bouilly cité par Claude Lanzmann face à la fin de vie :

Passé, présent, avenir, où êtes-vous passés ?

Ici, n’est nulle part,

Là- haut, jeter le harpon !

Là-haut, parmi les astres monotones.

Estelle Bialek, 10:19.

APPEL À LA LICRA

Envoyé : jeudi 30 mars 2017 10:48
À : licra@licra.org Objet : Signalement

Bonjour, je viens de lire des propos non seulement ouvertement antisémites sur un site, mais dans les commentaires il y a un appel explicite à la solution finale. Voici l’adresse (…). Je vous remercie. Pierre Sidon.

LE SURMOI CHASSE EN MEUTE

Cher Jacques-Alain, voici la citation sur la meute et le surmoi issue de votre cours de 2006, citation que je trouve très parlante :

« Une meute est un groupe, un sujet collectif, chaque bête appartenant à ce sujet collectif de la meute. On parle du surmoi féroce lié à la voix. Pensez au surmoi sous la forme de la meute, dont vous êtes, vous, la proie. Il y a présent, dans le surmoi, un élément groupal ». (« Une lecture du Séminaire D’un Autre à l’autre », dans LCF 66, 2007, p. 63).

C’est peut-être aussi cette question de la meute qui aboie après la proie qui fait que je suis étonnée que Christine Angot se soit prêtée à ce jeu avec François Fillon, me faisant une idée de la position de l’écrivain comme étant celle qui fait résonner une voix singulière et certainement pas celle de la meute.

C’est enfin pourquoi j’ai beaucoup aimé votre Staccato, et en particulier le passage sur la Schadenfreude où vous soulignez que « les journalistes d’investigation s’autoproclament les gardiens de la moralité, mais qui nous assure de la leur ». Je vous ai envoyé depuis mon iphone le lien pour Finkielkraut sur Angot, « Comment a-t-on pu tomber si bas ? »

Bien à vous. Clotilde, 13:04.

LA LICRA REPOND

Expéditeur : « Service juridique 3 » <juridique3@licra.org>

Date: 30 mars 2017 à 14:49

Bonjour, monsieur Sidon, nous accusons réception de votre signalement, et vous en remercions. Le site (…) sur lequel vous avez souhaité attirer notre attention est bien connu du service juridique de la Licra, et fait actuellement l’objet de procédures. N’hésitez pas à nous signaler tout nouveau contenu que vous estimeriez inapproprié. Nous vous remercions de votre confiance, et de votre engagement dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet, Bien cordialement, le Service juridique de la Licra, 42, rue du Louvre, 75001 Paris, 01 45 08 08 08

ÉMILIE

Cher Jacques-Alain Miller, la deuxième livraison de votre Journal extime du 29 mars me place dans l’urgence d’écrire et de prendre le harnais, incapable de laisser dire ce que j’ai lu sans faire entendre ma voix. Quand je lis ce que pense Caligula (vous me pardonnerez d’être moins sensible que vous à son côté Lauren Bacall) qui vote Hamon, on se demande ce que pensent les gens qui votent Le Pen !

Les élèves de Seine-Saint-Denis sont quasiment tous des djihadistes ? Une femme intelligente, professeure de philosophie, peut exprimer de telles idées sans frémir, sans se dire qu’approximation, généralité et extrémisme teintent légèrement son propos ?

Et elle se dit humaniste ? Qu’est-ce que ce serait si elle se disait misanthrope, xénophobe ou raciste !

Moi aussi, je suis professeure en lycée, en Seine-Saint-Denis, et comme votre interlocutrice je ne suis pas peu fière de mon établissement. Pas analyste non plus. Mais analysante de longue date, lectrice régulière de LQ dans lequel j’ai même eu l’heur d’être publiée en décembre. Je suis agrégée de lettres et non de philosophie. Mais peu importe, mon cours est également propice à une certaine liberté de paroles et j’en ai entendu et en entends encore, des vertes et des pas mûres. Mais enfin, nos élèves ne sont pas l’ensemble homogène et monstrueux que décrit la dame !

Cette femme qui s’en remet à ce que vous appelez l’esprit de boutique en votant Hamon par fidélité au PS, catholique à ses heures, qui considère qu’Alain Finkielkraut sait de quoi il parle au sujet de la Seine-Saint-Denis – alors qu’il n’y met évidemment pas les pieds et n’enseigne plus depuis bien longtemps – et qui en dernier ressort, visiblement dépassée dans sa pratique d’enseignante, par les élèves turbulents et déroutants qui sont les nôtres (elle parle pourtant d’une Terminale S, le gratin !) semble avoir trouvé son maître ou en tout cas un apaisement dans l’écoute hebdomadaire de Répliques. Elle s’en remet finalement aux psys dans l’espoir qu’ils disent enfin la vérité sur les banlieues, elle-même ayant abandonné son prêchi-prêcha de missionnaire chrétienne. Vous êtes très écouté chez les psys. On a compris qu’elle ne l’était sûrement plus guère, par ses chères têtes non blondes…

Et en plus, elle en pince pour Finky plutôt qu’Angot… Triste choix ! Et Kepel évidement. Et elle a voté Valls aux primaires… La totale.

Alain Finkielkraut dont je suis une auditrice infidèle, fut moqué lors d’une émission par son invité qui lui dit que son point Godwin à lui, c’était la baisse du niveau dans les écoles de banlieue, à cause de la démission de l’institution et de l’islam qui y infiltre les esprits. Il est vrai que l’on pourrait établir un tableau statistique de ses émissions et que l’on ne serait probablement pas déçu…

J’aime écouter cet homme brillant quand il parle de Madame Bovary ou de Jean Starobinski. Il se pique d’être philosophe, mais rappelons-nous c’est bien l’agrégation de lettres qu’il passa à Saint-Cloud ! Sa connaissance du monde de l’école reste en tout cas bien imparfaite, lacunaire et empreinte d’idées fixes, pour ne pas dire pire…

Quand je suis en cours à travailler un extrait de Britannicus ou à émerveiller les élèves de Lol V. Stein – si, si, je vous assure –, je rêve qu’Alain Finkielkraut accepte de venir assister à l’un de mes cours pour cesser de dire à longueur d’antenne qu’on se voit obligé dans ces lycées « poubelle », aux mains de la médiocrité et de l’islamisme, d’enseigner des fadaises, des romans de gare et autres niaiseries littéraires.

Faux et archi faux ! Comme de dire que nos élèves sont presque tous des djihadistes en puissance, qui chantent la gloire de l’E.I. en cours ! Je suis horrifiée par le manque de nuance du dire de cette collègue. Son propos est dangereux et nuisible. « La plupart sont des garçons baraqués, brutaux, deux ou trois filles avec eux, qui se plaignent à tout bout de champ des injustices dont ils sont victimes, revendiquent sans cesse leurs droits, ne se reconnaissent aucun devoir, flemmassent en classe quand ils y viennent, empêchent les autres de travailler, les intimident, jouent facilement du couteau. » Il y a du vrai là-dedans. Mais est-ce parce qu’ils sont musulmans ?

Aurais-je l’honneur de vous rencontrer pour vous faire part d’un tableau nettement plus contrasté de la situation ? Et de vous relater par exemple comment se passa le cours du vendredi 9 janvier 2015, dans mon lycée de Seine-Saint-Denis – à quelques encablures de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes où un odieux crime antisémite était en train de se dérouler –, avec mes élèves, qui comme ceux de Lauren, sont rarement d’origine européenne et majoritairement musulmans ? Je le souhaite ardemment.

Bien sincèrement. Émilie Descout-Ouannadi, 15:16.

AUTRE ÉMILIE

Voilà en pièce jointe le passage où la maîtresse de maison Émilie Carlu, épouse de Jean Dubuffet, s’encanaille avec Lacan ; À suivre 2ème mail, avec infos sur QSJ Art Brut. Je m’y remets à 20:15. Émilie Champenois, 19:28

*

Extrait de la lettre de Jean Dubuffet à Jean Paulhan, du dimanche 24 juin 1945 :

« Jacques Lacan s’est rendu — à une heure fort tardive à laquelle on ne l’attendait plus guère — à l’invitation à dîner que lui avait faite Lili ; il a même fait à la maîtresse de maison au cours du repas l’honneur de la rejoindre dans sa chambre à coucher ce qui était bien bon à lui. Et au rhum celui d’en vider la bouteille, qui constituait dans ma maison un élément funeste aux lumbagos. Et à moi pour que tout le monde ait sa part il m’a exposé les découvertes récentes de la nouvelle Logique. Il a suivi récemment une série de cours de Logique à la Sorbonne. »

LAUREN PARLE

Très cher ami,

Je viens de vous lire. Dans votre louable souci de masquer mon identité, je trouve le pire et le meilleur.

M’associer aux traits de mon idole absolue, la sublime Lauren, évoquer une « ravissante et jeune » femme, je pourrais supporter cela sans trop de douleur.

Fi ! Dès le second paragraphe, je dois endosser un vote hamonien, qui ferait selon moi un magnifique président… d’association, en pincer pour ce vieux con réac de Finkielkraut, apprécier Angot que j’ai trouvée à la fois touchante et déplacée dans son intervention.

Et que dire de mon catholicisme, moi qui à quatre ans, écoutais consternée les bonnes sœurs de mon école évoquer la Vierge, le petit Jésus et ce Dieu si bon mais toujours en pétard !?

Que vous fassiez de mon connard de mari un mélenchoniste, ce n’est pas le pire qu’il pourrait me faire ces temps-ci.

Si vous voulez que j’évoque le 93, d’énormes corrections s’imposent. Non, les élèves ne sont pas majoritairement djihadistes, ne serait-ce que parce que cela leur demanderait un minimum d’investissement politique et de réflexion.

Les jours « sans », je me dis que leur QI est inférieur ou égal à moins l’infini, ce qui n’est pas incompatible avec ce type d’engagement, je vous le concède.

Qu’ils soutiennent majoritairement un Islam dont ils ignorent à peu près tout, que beaucoup aient pour maître à penser Dieudonné et consorts, c’est malheureusement vrai.

Que je n’en puisse plus parfois, de l’abyssale bêtise dans laquelle certains se vautrent avec tant de complaisance, veillant à ce que les plus décidés à s’en sortir restent à la marge, ça oui ! Mais parfois, c’est dur à dire, je les aime bien QUAND MÊME.

C’était aujourd’hui mon dernier jour de cours avant les vacances. Après-midi relax, avais-je décidé, autant pour eux que pour moi.

Je leur propose, une fois n’est pas coutume, un petit jeu sur les thèmes déjà abordés de la vérité et du langage. J’explique comment fonctionne le syllogisme, et leur propose d’en construire quelques-uns. Ça part illico dans une franche rigolade.

Les Noirs se lancent dans un : « Tous les Arabes sont B ; C est Arabe, donc C est B », tandis que ces derniers rendent les amabilités en commençant par « Tous les Noirs… ».

C’est bon enfant, aucun ne pense d’ailleurs à évoquer les Blancs.

Je leur propose alors la définition de différentes formes de sophisme (généralisation abusive, faux dilemmes, causalité imaginaire, etc.) Parallèlement, une liste de propos tous plus stupides et abjects les uns que les autres. Le but est de faire correspondre les définitions à cette seconde liste. Pas toujours facile de distinguer métonymie, fausse analogie, etc. Ce qui est gai, c’est que même les plus fumistes s’y collent avec ardeur, et les QI remontent en flèche !

J’évoque cette période électorale pour demander qui s’y intéresse. Un petit quart de la classe lève un doigt incertain. Je leur dis que cela pourrait être amusant pour eux de repérer ces sophismes. Je les incite à en construire ou à en retrouver. « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » : l’exemple est venu d’un de ceux qui revendiquent le refus de « se prendre la tête avec la philo ».

On s’amuse ensemble à construire des horreurs, je ne peux m’empêcher de sourire en imaginant des oreilles indiscrètes derrière la porte…

Tous sont sortis ravis, me remerciant, me souhaitant de bonnes vacances. Heureux intermède en attendant la reprise d’inévitables hostilités. On ne peut jouer à chaque cours, il y a les « exigences du bac », comme on dit, et on n’a pas tous les jours l’énergie pour être à la fois clown socratique, flic, assistante sociale, urgentiste psychiatrique et, accessoirement, professeure.

Conclusion : l’absence d’un physique bacallien n’est pas ce qui protège le plus mon anonymat dans votre production.

Portez-vous bien ! — « Lauren B. », 23:06.

VIFS REMERCIEMENTS

Chère Lauren, je vous remercie vivement des corrections que vous avez bien voulu apporter au compte-rendu que j’ai donné de notre conversation de lundi dans le Journal extime. Je me permettrai d’y revenir ultérieurement. En attendant, veuillez trouver ci-dessous un mail reçu cet après-midi que je vous transfère. Souhaitez-vous faire une réponse ? JAM, 23:11

Aucune. Je suis d’accord avec elle. Lauren, 23:15.

COMMENT A-T-ON PU TOMBER SI BAS ?

C’est sous ce titre désolé que la rédaction de Causeur.fr présente la vidéo de la dernière émission de la série L’esprit de l’escalier, diffusée chaque dimanche, de 12h à 12h30, en partenariat avec Causeur.fr. Il s’agit d’un débat sur des thèmes d’actualité, avec Alain Finkielkraut, philosophe, et Élisabeth Lévy, journaliste. Nous reproduisons ci-dessous le chapô de Causeur :

*

Pour Alain Finkielkraut, la prestation de la romancière Christine Angot dans « L’Emission politique » est à marquer d’une pierre… noire. Jeudi 23 mars, on a vu « le divertissement lui-même déchoir et s’avilir jusqu’à ressusciter les jeux du cirque » car Angot ne souhaitait pas interpeller François Fillon mais « le mettre à mort ». D’après l’académicien, « elle lisait, le visage convulsé par la haine, un texte d’invectives », fonçant « tête baissée sans le moindre égard pour tout ce qu’elle supprime et brise ». Triste conception du métier d’écrivain !

NOTA BENE DE JAM. On lira ci-après le décryptage des passages du discours d’Alain Finkielkraut relatifs à Christine Angot. On le trouvera à la rubrique « Archives et Documents », sous le titre : « Une pierre noire ». Le travail de décryptage a été effectué à ma demande par ma secrétaire, Nathalie Marchaison. Ayant pris connaissance du texte décrypté mercredi soir avant de me rendre à Choisy-le-Roi pour le premier des Forums anti-Le Pen que l’École de la Cause freudienne et le Forum des psys organisent sur toute l’étendue du territoire national (série SCALP), j’ai décidé de consacrer l’intervention conclusive qui m’avait été demandée à une improvisation inspirée par le discours d’Alain Finkielkraut. Rose-Marie Bognar a pris l’initiative d’enregistrer et décrypter mon discours improvisé, que l’on trouvera inclus dans la quatrième livraison, émondé et relu, mais identique pour l’essentiel, sous un titre moliéresque.

À VENIR

La quatrième livraison, d’aujourd’hui vendredi 31 mars, est en préparation, avec mon improvisation de Choisy, les contributions d’Agnès Aflalo et Fernando de Amorim, et la rubrique « Documents et Archives », qui devrait comprendre un texte d’Alphonse Allais signalé par Catherine Lazarus-Matet, le décryptage du dernier Esprit de l’escalier sur Christine Angot, et une étude en anglais sur Adam Smith.

Ma gratitude va à ma fille, Eve Miller-Rose, et à Nathalie Georges-Lambrichs, fille de Georges Lambrichs, qui se sont mises à assurer avec une incomparable acribie et une vélocité de sprinters « la chasse aux coquilles » de mon « Journal extime ».

La photo illustrant cette livraison représente une troisième Émilie : Émilie Dubuffet, dite Lili (Émilie Carlu). Paris circa 1932. Photo Man Ray.

JAM, Vendredi 31 mars, 08:00.

Publicités
Cet article a été publié dans Jacques-Alain Miller, JOURNAL EXTIME, Just published. Ajoutez ce permalien à vos favoris.